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Si
les fouilles confirment la
fonction funéraire de la plupart des
dolmens, certains d'entre eux
richement ornés invitent plus à les
regarder comme des sanctuaires
(Gavrinis).
Les
menhirs suscitent de nombreuses
interrogations. Parmi toutes les hypothèses
proposées au fil du temps, on peut
distinguer deux catégories. La première
qui concerne les menhirs isolés leur voit un
rôle de bornage : ils marquent les limites
d'un territoire, ils indiquent des chemins
de transhumances ancestrales, ou ils
positionnent un point d'eau.
La seconde qui veut expliquer les groupes de menhirs, les
présente comme des systèmes calendaires fondés sur
des
observations astrales. Certains n'hésitent pas à y voir
des
repères astronomiques rythmant la vie des premiers agriculteurs
au Néolithique.
A
cela s'ajoute une multitude
de propositions au fondement
incertain : marqueur de courants
telluriques, de rivières
souterraines, de forces
magnétiques. Toutes ces
propositions faites sur les observations hors sol de sites
souvent réaménagés de façon outrancière
ont besoin d'être
confirmées.
Si nous ne pouvons affirmer que le mégalithisme s'est
développé à partir de la façade atlantique,
c'est assurément
là qu'il a le plus marqué le territoire.
Il révèle la présence de sociétés
structurées suffisamment
productives pour entretenir un groupe constructeur
accaparé par une tâche importante dénuée de
toute
rentabilité. Ici le spirituel a prévalu sur le matériel.
Le
mégalithisme du XXIème siècle, qui
voit s'ériger menhirs et dolmens sur des
fines pelouses de jardin, a oublié les
motivations de nos ancêtres. Mais, il faut
savoir que des ethnies comme les Mérinas
de Madagascar ou les habitants des îles
Sumba en Indonésie continuent à pratiquer
les traditions mégalithiques.
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