Introduction
Chaine opératoire
Restauration du site
A travers les âges
Reconstitutions
Circuits des Mégalithes
Mégalithes et territoire

  À travers les âges...  

LES OCCUPATIONS POSTERIEURES

Si le caractère sacré des lieux peut expliquer
l'enfouissement tardif de la grande urne d'argile,
probablement funéraire, au pied d'un des plus grands
menhirs, comment justifier la présence de la hache
à talon dans la zone d'extraction étudiée sinon par
des fréquentations ponctuelles à l'Age du Bronze.











Plus tard, à l'époque gallo-romaine,
quelques visiteurs ont marqué leur
passage en oubliant quelques fragments
de tuiles à rebord.


La destruction systématique de
l'ensemble mégalithique
intervenue durant la période
médiévale est probablement la
phase terminale d'une
fréquentation païenne
éradiquée par le clergé.

La présence d'une voie ancienne, en partie dallée
longeant l'espace archéologique par le sud, permet de
supposer une connaissance des lieux du Néolithique
à nos jours. Ses réaménagements successifs n'ont pas
toujours épargné les pierres levées.

Pour améliorer cette voie qui portait le nom de
"Grande Route de Guer à Malestroit" au milieu du
XIXème siècle, on abandonne le tracé existant pour
créer à quelques centaines de mètres au nord la
"Route départementale n° 5 de Guer à Vannes".
Ce nouveau tracé qui coupe le champ de menhirs
en sifflet bouscule quelques pierres sur son passage.

 

 




La lande, utilisée comme pâtis communal, se trouvait jadis
ouverte à tous. On y vient faire paître ses animaux, ou
chercher de la pierre pour les palis de limites parcellaires.
Les points humides fournissent de l'argile d'assez bonne
qualité utilisée par les habitants du bourg.

A partir de 1860, cet espace morcelé est vendu à des
particuliers qui limitent leur propriété en y aménageant
fossés et talus. Si toutes ces interventions font partie de
l'histoire du site, elles n'en facilitent pas pour autant la
compréhension.


LA VOIE ANCIENNE








L'étude stratigraphique de cette voie met en évidence
trois phases d'aménagement.

La première phase se présente sous la forme d'une piste
de terre compactée dont la largeur atteint 4 m. Un fossé
la borde sur la limite nord vers la partie haute de la pente.
Des traces d'ornières marquent la bande de roulement.

La deuxième phase correspond à un réaménagement
important portant la bande de roulement à 6,50 m de
largeur. De nombreuses dalles forment un pavement
lâche de la chaussée. Une banquette de 3 à 4 m de
large la longe sur le sud. Une succession de quatre
fossés se recoupant affirme la longévité de cette voie.

La troisième phase, matérialisée par l'apport d'une
matrice sablo-argileuse couvrant le dallage paraît
constituer les dernières améliorations apportées à la
chaussée.
L'absence d'élément de datation, hors celui de son
abandon (1848), invite à la prudence sur son
positionnement dans l'échelle chronologique.