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Un héritage
à préserver
Agressés par le temps et les hommes, les mégalithes ont
traversé les millénaires pour témoigner d'une séquence
néolithique empreinte d'une richesse cultuelle et
culturelle très marquée.
En ce début du XXIème siècle, que reste-t-il de
cette
présence lithique ? Quel pourcentage de monuments sont
parvenus jusqu'à nous ? Sont-ils une part importante ou
réduite de la production des constructions ?
Souvent
réduits à quelques
blocs d'un ensemble aux
structures autrefois plus
conséquentes, ou menhir
ultime témoin d'une
construction prestigieuse,
allée couverte squelette d'une nécropole funéraire
dépecée par les hommes, les témoins mégalithiques
venus des temps lointains ont aujourd'hui besoin d'être
expliqués pour être préservés.
Au même
titre que la
découverte dans les sillons de
labour de la hache polie, du
silex, ou au fragment de
poterie, ils témoignent de la
réalité d'une civilisation
préhistorique à comprendre.
Les archéologues, les chercheurs, les bénévoles
et
passionnés d'histoire, les propriétaires soucieux de
préserver un patrimoine venu d'un autre âge, les
associations d'histoire et d'archéologie conjuguent toutes
leurs volontés pour comprendre, expliquer et assurer la
protection de cet héritage de l'histoire.
Aujourd'hui, les monuments et traces archéologiques
bénéficient de mesures législatives de protections
(lois, décrets, arrêtés, etc.).
Pour mémoire, les plus courantes se résument aux
extraits ci-dessous. Elles sont mises en application et
contrôlées dans les régions par les Préfets
et les services
de l'Etat (Direction Régionale des Affaires Culturelles).
La loi du 31 décembre 1913 relative aux monuments
historiques :
les
monuments historiques
peuvent être définis comme
un ensemble d'immeubles ou
d'objets mobiliers dont la
conservation présente un
intérêt public du point de vue
historique ou artistique. La qualification de monument
historique est conférée aux monuments mégalithiques,
aux terrains qui renferment des stations ou des gisements
préhistoriques, aux immeubles nus ou bâtis situés
dans le
champ de visibilité d'un immeuble classé ou proposé
pour le classement. Elle résulte soit du classement, soit
d'une inscription sur l'inventaire supplémentaire.
La loi du 2 mai 1930, relative à la protection des
monuments naturels et des sites de caractère artistique,
historique, scientifique, légendaire ou pittoresque :
ce
sont des espaces bâtis ou non
qui se singularisent par leur beauté, les
légendes ou histoires qui s'y attachent.
Ils peuvent faire l'objet de mesures de
sauvegarde : inscription sur l'inventaire
des sites, classement, établissement
d'une zone de protection et
expropriation pour cause d'utilité
publique. Ils sont protégés contre toute destruction ou
dégradation puisque l'article 22 de la loi du 2 mai 1930
punit "quiconque aura intentionnellement détruit, mutilé
ou dégradé un monument naturel ou un site classé
ou
inscrit". Les pénalité sont prévues, elles,
par l'article 257
du code pénal.
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